Son gros nez d’alcoolique, vérolé par d’innombrables
blanc-cassis, ressemble à une énorme fraise trop
mûre. C’est la première fois que je m’attarde aussi longuement
sur son visage. Qu’est-ce qu’il peut être
affreux ! Il n’est que sept heures quinze du matin, mais la
sueur a déjà dessiné deux belles auréoles sur son teeshirt.
Cela ne doit pas sentir bon sous les aisselles. Son
pantalon, un vieux tergal marron, a définitivement pris
la forme du siège. J’essaie d’imaginer ce porc en train de
faire l’amour, des grosses gouttes de sueur perlant sur
son front de bovin, sa grosse fraise à la recherche de la
moindre parcelle d’air, la gueule entrouverte pour
secourir le fruit qui ne capte pas assez d’oxygène. Le
coeur supportera-t-il la jouissance ? Ce mec joue à la roulette
russe à chaque fois qu’il baise.

extrait du livre interdit aux adultes
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