Une certaine fierté peu envahir l'esprit du créateur lorsque l'on est publié. Voir des personnes s'interresser au livre que j'ai écrit le prendre dans leurs mains, hésiter, le reposer, hésiter de nouveau puis l'acheter est toujours source d'échanges passionnants dont le modeste auteur que je suis sort grandi ainsi que  et je l'espère les visiteurs qui lors des salons me font  l'honneur de me parler. La rencontre avec d'autres auteurs et un plaisir indisible tellement la subtilité des rapports emprunt de simplicité et d'admiration pour les oeuvres qui sont présentées se melent au point de confondre le créateur et ses personnages. En deux mots les dédicaces en librairie et en salon me comblent.

 Ah!  Le salon de Sainte Verge...avec une presentation dans un village de la France profonde avec de vrai "gens de tout horizon" , de vrai auteur créateur ; je pense à mon voisin de table ouvrier poète, au cultivateur peintre de marine ou à cette ancienne éducatrice actuellement en retraite aux yeux regardant des choses que nous ignorons. Je pense à cette universitaire qui se déguise en noir pour mieux parler de pallitude, à cette jeune fille qui affiche sa correspondance avec humilité ou à cette autre jeune demoiselle qui cache son romantisme sous un maquillage provocateur juste à coté d'un pierrot lunaire aux dessins cotonneux. Oui le salon de Sainte verge est une remarquable vitrine de promotion de la culture. (Je vous assure que cette commune existe).

Le mot est laché : La culture

Celle que j'aime et défends, la culture populaire celle des vrais échanges, celle de la création et de  l'appropriation.  Déjà rien que le nom de la ville prête  à des jeux de mots qui mettent les participants et visiteurs dans un esprit givois propices à une joyeuse complicité.  Exemple de morceau choisi :
Nous étions parfaitement droit sur nos stand...Ouha pourvu qu'elle prie à genoux devant ma table...
Peut-être faudrait-il agiter le goupillon... Je vous fais grâce de nos délires les plus approximatifs...
Le bonheur naïf des petites gorgées de...là je sens que je vais dépasser les bornes d'une décence parfois baffouée.

C'est dans cette état d'esprit que j'ai dit oui à mon éditeur pour m'inscrire au concours du premier roman de Draveil. Je me croyais armé car je n'avais aucune prétention. En toute simplicité fort de mon petit opuscule d'écriture populaire, accompagné de mon épouse. Nous fumes reçu en même temps que 49 autres auteurs dans le magnifique théâtre de Draveil. Théâtre portant un nom célèbre parmi les personnes se souvenant de l'émission de télévision 'au théâtre ce soir". J'étais trés détendu car il m'est impossible de gagner quoi que ce soit avec le livre : 1976-Plus jamais comme avant. Le but de ce livre relatant une historiette fictive étant de faire lire des personnes ne lisant pas ou peu et/ou de faire passer un bon moment à quelqu'un qui aime l'écriture populaire (Cavanna, Sade, Barjavel, Rabelais, Vian, De Cars, Verne, Dart,  Musso, Levi..). Mon épouse y a rencontré de formidables écrivains dont elle a obtenu une dédicace. De toute façon comme le dit un auteur de la maison d'édition des deux encres autant passer un bon moment car pour gagner un concours littéraire : Il faut écrire un livre compliqué, long  et chiant édité par un professionnel se spécialisant dans ce genre de roman.


Alors bravo aux organisateurs du salon de Draveil leur premier prix remis par "Devillepin" est une réussite de classisisme est d'orthodoxie.

 La littérature populaire n'existe plus!

Cela me laisse un peu dubitatif (avec un mot comme celui-ci j'aurai fait un malheur à Sainte Verge). En effet ou est la création ? ou est la recherche d'écriture ? Est-ce en se spécialisant dans une langue surrané de surcroit rejeté par nos jeunes populations que la littérature va évoluer ? Est-ce en défendant une certaine idée de la qualitée et en rejetant ainsi la majorité de nos concitoyens que la lecture est défendu ?  Dans tous les autres domaines de l'art la créativité est saluée alors qu'en littérature pour être reconnu il faut "bien écrire" (Critère actuel en fonction du français actuel). Mais si on compare avec le cinéma ; combien de réalisateur n'aurait pas droit de cité ? Combien de peintre ne saurait être compris ?
  la langue d'un autre âge, celle que j'aime aussi ; celle des grands classiques est parfois si éloignée  de nos pairs actuels que la défendre devient une insulte pour ceux qui ne la maitrise pas. La langue, le langage, l'écriture évolue comme elle l'a toujours fait, mesdames, messieurs les censeurs castrateurs vite s'il vous plait accepter le langage des jeunes car le comprendre vous permettra de défendre à leur coté l'évolution et le partage de culture. Ne creusez pas le fossé déja important de ceux qui lisent de ceux qui rejettent les livres. A ce titre le concours de draveil est tout ce qu'il ne faut pas faire. Ou était le mélange de population ? Ou était les populations issus des immigrations ? Combien de visiteurs populaires ?

Pourquoi rejeter la créativité littéraire?

Je ne prêche même pas pour mon livre, mais lorsque je lis un livre ou un article d'Alain Tissot au style travaillé et maitrisé je m'interroge sur le fait qu'il n'ai pas eu plus de succés dans vos rang de gardien du temple... Mince bien sûr son livre  merveilleusement bien écrit ne comporte pas tous les critères évoqué plus haût.

Alors oui mon premier concours fut une déception. Non pas par le nombre de personnes n'y par le nombre de ventes que j'y ai éffectué mais par cette ambiance éllitiste et concupissante (Ah! Sainte Verge).

Surtout que le public,  plus proche d'une admission en maison de retraite que de la MJC du coin, s'interroge est réfléchi : Mais pourquoi les "jeunes" ne lisent-ils plus ? Pourquoi désertent-ils les biblihothèques ?
Il est honorable de se poser la question et d'organiser un concours pour essayer d'y répondre. Mais ce n'est pas un salon comme Draveil qui va faire changer les choses... Peut-être et surement  les accentuer car l'essence même de son émanation est répulsif

Allez Braves Puristes de la littérature choyée, sans doute outré par mon texte. Combien de fautes d'orthographes, de syntaxes et de ponctuations ai-je commis ?

Vous allez rejeter le texte en le traitant de torchon!


C'est exactement ce que font les "jeunes" Ils rejettent les textes que vous promouvez en vous traitant de vieux cons;
ce qui n'est pas grave en soit  mais trés dommageable pour eux les "jeunes" qui pensent que les livres sont fait pour les Intellos

J'ai vraiment ressentis un viol à Draveil, j'y ai perdu ma naïveté.

CADEAU ! deux livres pour le prix d'un!

Retour à l'accueil