J’avais encore la bouche ouverte quand il rentra. Il nous chercha du regard, vit Max et vient vers nous. D’autorité il prit une chaise, s’installa à notre table et commanda cinq verres de blanc sec. J’étais un peu intimidé par ce grand gaillard d’un mètre quatre vingt et encore plus par l’idée de boire un verre de vin à huit heures du matin. Néanmoins personne ne protesta.

 

-          Alors c’est ça tes copains ? dit-il en regardant Max.

-          Oui, tu verras ils sont sympas.

-          J’espère car je ne suis pas descendu de Rennes pour rencontrer des branleurs. Il y en a assez dans la capitale.

 

Le barman amena la commande que l’oncle régla avec un billet de cinq cents francs. Il lui rendit la monnaie dans une soucoupe et tourna les talons. L’oncle poussa l’assiette au milieu de la table.

-          C’est pour vous.

On se regarda surpris.

-          Pour nous ? dit Michel.

Il dit oui de la tête.

-          Mais pourquoi ? repris Jean-Yves.

-          Disons que c’est un acompte sur salaire.

-          T’as l’intention de nous faire travailler ? demanda Max en rigolant.

-          Ouais. Là
c'est moi qui écrit, tout seul comme un grand alors que vous regardez la télévision...si si


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